Hypnose au Quotidien
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Feuilleton · Hypnotisez-vous pour changer : Découvrir l'autohypnose, simplement / Épisode 5

Peut-on perdre le contrôle sous hypnose ?

12 octobre 2026

Précédemment

Dans l’épisode précédent, nous avons parlé de ce que l’on peut réellement ressentir en autohypnose. Nous avons vu qu’il n’existe pas une sensation particulière qui prouve que « ça y est, je suis en hypnose ».

Lourdeur, légèreté, images, détente, perception différente du temps… ou parfois presque rien de spectaculaire : chacun peut vivre l’expérience à sa manière.

Mais il reste une question qui revient très souvent lorsqu’on commence à s’intéresser à l’hypnose :

Est-ce que je risque de perdre le contrôle ?

Je comprends très bien cette inquiétude. Pendant longtemps, l’image de l’hypnose a été fortement marquée par les spectacles : quelqu’un ferme les yeux, semble obéir à l’hypnotiseur et fait parfois des choses qu’il n’aurait probablement pas faites dans une situation ordinaire.

Alors forcément, on peut se demander : et si cela m’arrivait à moi ?

Être sous hypnose ne veut pas dire devenir inconscient

L’une des choses qui me paraît importantes à comprendre, c’est que l’hypnose ne signifie pas forcément ne plus savoir ce qui se passe.

On peut continuer à entendre la voix qui nous guide, percevoir les bruits autour de nous, avoir des pensées et savoir où l’on se trouve. On peut également bouger, parler ou ouvrir les yeux si on en ressent le besoin.

L’attention fonctionne autrement, mais nous ne disparaissons pas pour autant.

C’est aussi ce que j’aime dans l’autohypnose : je peux aller profondément dans une expérience intérieure tout en gardant une partie de moi consciente de ce qui se passe.

Et les suggestions ?

Le mot suggestion peut lui aussi faire un peu peur. On peut imaginer qu’une personne sous hypnose devient tellement réceptive qu’elle accepte tout ce qu’on lui dit.

Je préfère voir les choses autrement.

Une suggestion reste une proposition faite à notre esprit. Certaines vont nous parler immédiatement. D’autres beaucoup moins. Et certaines peuvent ne pas nous convenir du tout.

Nous l’avons déjà vu avec les affirmations positives. Si je me répète une phrase qui est complètement à l’opposé de ce que je ressens, une partie de moi peut immédiatement répondre : mais pas du tout !

C’est pourquoi je trouve les formulations progressives beaucoup plus intéressantes.

Au lieu de me dire :

J’ai une confiance absolue en moi.

je pourrais commencer par :

J’apprends progressivement à me faire davantage confiance.

Ou :

Je m’ouvre à la possibilité de me sentir plus sûre de moi.

La deuxième formulation ne cherche pas à forcer quelque chose. Elle ouvre une porte.

Et pour moi, c’est important : l’autohypnose ne devrait pas devenir une bataille contre soi-même.

Alors, pourquoi les spectacles donnent-ils cette impression ?

Les spectacles d’hypnose sont un contexte très particulier. Les personnes montent sur scène volontairement, savent qu’elles participent à un divertissement et sont entourées d’un public.

Il y a donc bien plus que l’hypnose elle-même : l’envie de jouer le jeu, le contexte, les attentes, l’ambiance et la dynamique du groupe peuvent aussi avoir une influence.

Cela ne signifie pas que tout est simulé. Mais cela signifie que ce que nous voyons sur une scène n’est pas forcément une bonne représentation de ce qui se passe lors d’une séance d’autohypnose tranquille chez soi.

Et personnellement, c’est cette deuxième expérience qui m’intéresse ici.

Lâcher prise ne veut pas dire abandonner son pouvoir

Je crois que l’expression lâcher prise peut parfois entretenir la confusion.

Lorsque je me détends profondément, lâcher prise ne signifie pas que je remets mon pouvoir à quelqu’un d’autre.

Cela peut simplement vouloir dire que, pendant quelques minutes, je n’ai pas besoin de surveiller chaque pensée, de contrôler chaque sensation ou de vérifier constamment si je « fais bien ».

Je peux laisser ma respiration trouver son rythme. Je peux laisser mon corps se détendre. Je peux laisser une image apparaître sans essayer de la fabriquer parfaitement.

Et je reste là.

Pour moi, il y a une vraie différence entre relâcher le contrôle permanent et perdre sa capacité de choisir.

En autohypnose, je reste actrice de l’expérience

C’est peut-être ce que j’apprécie le plus dans cette pratique.

Je peux décider pourquoi je commence une séance. Je peux choisir la méthode que j’utilise, modifier une suggestion qui ne me convient pas, arrêter si je me sens mal à l’aise et revenir tranquillement à ce qui m’entoure.

Petit à petit, je peux aussi apprendre ce qui fonctionne bien pour moi et ce qui me convient moins.

L’autohypnose devient alors moins une manière de « se laisser contrôler » qu’une façon d’apprendre à mieux utiliser volontairement son attention, son imagination et son dialogue intérieur.

Et cela rejoint quelque chose qui me tient beaucoup à cœur : l’autonomie.

Quelques règles simples de sécurité

Une séance de relaxation profonde ou d’autohypnose se pratique dans un endroit où l’on peut relâcher son attention en toute sécurité.

On évite donc de pratiquer en conduisant, en utilisant une machine ou pendant une activité qui nécessite de rester pleinement vigilant.

Et si une pratique provoque un inconfort important, il n’y a rien à prouver. On peut ouvrir les yeux, bouger, regarder autour de soi et arrêter l’exercice.

L’objectif n’est pas d’aller « le plus profond possible ».

L’objectif est d’apprendre à connaître progressivement sa propre manière de pratiquer.

Ce qu’on a vu

  • Être sous hypnose ne signifie pas nécessairement perdre conscience de ce qui se passe autour de soi.
  • Une suggestion est une proposition : toutes les formulations ne nous conviennent pas de la même manière.
  • Les suggestions progressives et crédibles peuvent être plus faciles à accueillir que des affirmations trop éloignées de ce que nous ressentons.
  • L’hypnose de spectacle se déroule dans un contexte très différent d’une pratique personnelle d’autohypnose.
  • Lâcher prise ne signifie pas abandonner sa capacité de choisir.
  • En autohypnose, nous pouvons apprendre progressivement à mieux connaître ce qui nous convient et à devenir plus autonomes dans notre pratique.
  • Une relaxation profonde doit toujours être pratiquée dans un contexte où l’on peut relâcher son attention en toute sécurité.

Dans le dernier article de cette série

Nous avons beaucoup parlé de ce qu’est l’autohypnose, de notre attention, de notre imagination et de ce que l’on peut ressentir pendant une séance.

Il reste maintenant à passer à l’expérience.

Dans le dernier épisode de cette série, je vous proposerai une première pratique très simple de quelques minutes.

Pas pour atteindre un état extraordinaire ni pour réussir quelque chose.

Simplement pour commencer à observer ce qui se passe lorsque nous choisissons de ralentir et de tourner volontairement notre attention vers l’intérieur.

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Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Il est informatif et ne constitue ni un conseil médical, ni un conseil juridique, ni un conseil en investissement.