Hypnose au Quotidien
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Feuilleton · Hypnotisez-vous pour changer : Découvrir l'autohypnose, simplement / Épisode 2

# Épisode 2 — Sommes-nous déjà parfois proches de l’hypnose sans le savoir ?

6 octobre 2026

Précédemment

Dans le premier épisode, nous avons commencé par clarifier ce qu’est l’autohypnose. Nous avons vu qu’elle ne signifie pas dormir ni perdre conscience, et qu’il n’existe pas une seule manière de la vivre. Certaines personnes ressentent une détente profonde, d’autres perçoivent des images, une sensation de lourdeur ou simplement une attention davantage tournée vers l’intérieur.

Nous avons aussi vu que l’autohypnose peut devenir un moyen d’apprendre à utiliser plus consciemment notre attention, notre imagination et notre dialogue intérieur.

Dans cet épisode, j’aimerais aller un peu plus loin avec une question qui m’a accompagnée lorsque j’ai commencé à m’intéresser davantage à l’autohypnose :

Sommes-nous déjà parfois proches de l’hypnose sans même nous en rendre compte ?

Au fond, il nous arrive régulièrement d’être tellement pris par quelque chose que le reste passe momentanément au second plan. Vous commencez à lire quelques pages d’un livre et, lorsque vous relevez la tête, une demi-heure est passée. Vous regardez un film et, pendant un moment, vous oubliez presque la pièce dans laquelle vous vous trouvez. Une musique peut aussi vous ramener soudain très loin : vers un souvenir, une personne, une période de votre vie.

Il y a aussi ces moments où nous sommes complètement plongés dans nos pensées et où quelqu’un doit nous appeler deux fois avant que nous réagissions. Notre esprit était simplement occupé ailleurs. Il avait visiblement quelque chose de très important à régler sans nous consulter.

Nous connaissons tous ce genre de moments. Ils ne sont pas forcément de l’hypnose, mais ils nous apprennent déjà quelque chose d’intéressant sur notre manière de fonctionner.

Pas forcément de l’hypnose… et c’est justement intéressant

On lit parfois que nous serions « en hypnose plusieurs fois par jour » dès que nous rêvassons, lisons un livre ou accomplissons une tâche de manière automatique. Je trouve cette affirmation un peu rapide.

Être complètement pris par un film, conduire sur un trajet familier en pensant à autre chose ou se perdre dans ses pensées n’est pas forcément la même chose que pratiquer l’autohypnose.

En revanche, ces expériences montrent quelque chose d’important : notre attention n’est pas fixe.

Elle peut se concentrer très fortement sur quelque chose. Elle peut se tourner davantage vers l’intérieur. Elle peut aussi accorder momentanément moins d’importance à ce qui se passe autour de nous.

C’est cette capacité naturelle de notre attention à se modifier qui rend le rapprochement avec l’hypnose intéressant.

Quand notre imagination nous fait réagir

Prenons un exemple tout simple : un film.

Nous savons parfaitement que nous sommes devant un écran et que ce que nous regardons est joué. Pourtant, nous pouvons rire, avoir peur, être émus ou même pleurer. Nous savons que l’histoire est fictive, mais cela ne nous empêche pas de la ressentir.

Je trouve cela fascinant.

Une image, une pensée, un souvenir ou une histoire peuvent modifier ce que nous ressentons sur le moment.

On peut le constater avec une petite expérience très simple. Imaginez que vous prenez un citron. Vous le coupez en deux. Vous voyez sa chair humide et un peu de jus couler. Puis vous imaginez que vous mordez directement dedans.

Certaines personnes sentiront peut-être déjà leur bouche réagir ou saliver légèrement.

Le citron n’est pourtant pas là. Il est uniquement imaginé. Et malgré cela, cette représentation mentale peut suffire à provoquer une réaction physique.

Cela donne déjà une idée de la place que peut prendre l’imagination dans notre expérience intérieure.

Nous utilisons déjà notre imagination toute la journée

L’imagination ne nous sert d’ailleurs pas uniquement lorsque nous fermons les yeux pour visualiser quelque chose.

Nous l’utilisons constamment.

Nous repensons à une conversation. Nous imaginons ce que nous allons dire à quelqu’un. Nous rejouons une situation passée. Nous anticipons une rencontre qui n’a pas encore eu lieu. Nous construisons intérieurement des scénarios, parfois agréables, parfois beaucoup moins.

Il nous arrive même de vivre mentalement plusieurs fois une situation qui, dans la réalité, n’arrivera peut-être jamais.

Notre imagination et notre dialogue intérieur occupent donc déjà une grande place dans notre quotidien, souvent sans que nous y prêtions beaucoup d’attention.

Avec l’autohypnose, il devient possible d’explorer ces capacités de manière plus volontaire : diriger notre attention, utiliser une image intérieure, évoquer une sensation, imaginer une situation ou choisir consciemment certaines suggestions.

La place de nos pensées

C’est un sujet qui me tient particulièrement à cœur.

Personnellement, je crois que nos pensées participent à la création de notre futur.

Si je commence ma journée en me répétant : Ça va être une journée horrible. Les gens vont encore m’énerver. Rien ne va aller comme je veux, je ne me place pas intérieurement dans le même état que si je me dis : Je vais passer une belle journée. Je vais de mieux en mieux. Aujourd’hui, je choisis aussi de regarder ce qui va bien.

Cela ne signifie évidemment pas qu’une pensée positive va faire disparaître tous les problèmes de la journée comme par magie. Ce serait pratique, mais mon cerveau n’a malheureusement pas encore trouvé ce bouton-là.

En revanche, une partie de l’influence de nos pensées peut s’observer très concrètement. Elles peuvent jouer sur notre humeur, sur ce que nous remarquons, sur nos réactions, nos choix, nos comportements et notre manière d’entrer en relation avec les autres.

Et, pour ma part, je reste aussi ouverte à l’idée qu’il puisse exister une dimension plus large, spirituelle ou encore inexpliquée. Pour moi, cela relève aussi de ma spiritualité et de ce que je crois, pas d’une conclusion scientifique.

Ce qui m’intéresse surtout, c’est d’observer ce qui peut changer lorsque nous commençons à prêter davantage attention à ce que nous entretenons intérieurement.

Rendre plus conscient ce que nous faisons déjà spontanément

Nous possédons déjà la capacité de concentrer notre attention, d’être complètement pris par une expérience, d’imaginer, de ressentir quelque chose à partir d’une pensée ou d’une image et de tourner notre attention vers notre monde intérieur.

L’autohypnose ne crée donc pas toutes ces capacités à partir de rien.

Elle peut plutôt nous aider à les utiliser de manière plus consciente et plus volontaire.

Il ne s’agit pas de perdre le contrôle. Au contraire, il s’agit davantage d’apprendre à observer ce que nous faisons avec notre attention, nos représentations intérieures et notre dialogue intérieur, puis à les orienter volontairement lorsque cela nous est utile.

C’est aussi de cette manière que l’hypnose devient, pour moi, beaucoup moins mystérieuse.

Elle cesse peu à peu d’apparaître comme un état étrange qui nous serait totalement étranger. Elle devient quelque chose que nous pouvons apprendre à reconnaître, à explorer et à utiliser plus consciemment.

Ce que nous avons vu

Nous avons vu que notre attention peut parfois être tellement prise par une expérience que le reste passe momentanément au second plan. Cela ne signifie pas que nous sommes automatiquement en hypnose, mais cela montre que notre façon de porter attention peut varier.

Nous avons aussi vu que l’imagination et le dialogue intérieur peuvent influencer ce que nous ressentons. L’autohypnose peut alors nous aider à utiliser plus consciemment des capacités que nous employons déjà spontanément dans notre quotidien.

Dans le prochain article

Dans le prochain épisode, nous allons nous intéresser aux ressemblances et aux différences entre hypnose, autohypnose et méditation.

À première vue, ces pratiques peuvent parfois donner une impression assez proche. On peut fermer les yeux, ralentir, porter davantage attention à ce qui se passe en soi et laisser momentanément l’agitation extérieure passer au second plan.

Pourtant, leur intention, la manière dont l’attention est utilisée et ce que nous cherchons à faire pendant la pratique ne sont pas nécessairement les mêmes.

Nous allons démêler tout cela dans la suite de cette série, pour mieux comprendre ce qui rapproche ces pratiques, mais aussi ce qui les distingue.

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Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Il est informatif et ne constitue ni un conseil médical, ni un conseil juridique, ni un conseil en investissement.