Feuilleton · Hypnotisez-vous pour changer : Découvrir l'autohypnose, simplement / Épisode 1
L’autohypnose : qu’est-ce que c’est vraiment ?
5 octobre 2026
Quand on entend le mot hypnose, on peut penser à quelqu’un qui dort, qui perd le contrôle ou qui se met à faire des choses étranges, parce qu’une autre personne le lui demande. C’est souvent l’image que nous donnent les spectacles.
Quand j’ai commencé à m’intéresser à l’autohypnose, je me suis rendu compte que la réalité était beaucoup moins spectaculaire… et finalement beaucoup plus intéressante. J’ai commencé avec la PNL.
L’autohypnose, ce n’est pas s’endormir ni perdre connaissance. Ce n’est pas non plus abandonner son libre arbitre et laisser quelqu’un prendre les commandes de notre cerveau comme avec une télécommande. C’est plutôt apprendre à orienter volontairement son attention d’une autre manière, souvent davantage vers ce qui se passe à l’intérieur de soi.
Nous connaissons déjà l’absorption
Il nous arrive tous d’être tellement absorbés par quelque chose que le reste semble passer au second plan. Un livre peut nous happer complètement, une musique nous emporter, un film nous faire oublier pendant un moment ce qui nous entoure. Il peut aussi s’agir simplement d’un souvenir, d’une idée ou d’une image intérieure qui prend toute notre attention.
Je ne dirais pas que chacun de ces moments est forcément de l’hypnose. Mais ils nous montrent quelque chose d’intéressant : notre attention peut naturellement se concentrer très fortement sur une expérience et laisser momentanément le reste à l’arrière-plan.
En autohypnose, nous apprenons à utiliser cette capacité de manière plus volontaire.
Mais alors, que fait-on en autohypnose ?
Cela peut commencer très simplement. On s’installe confortablement, on ralentit un peu et on porte attention à sa respiration, à certaines sensations du corps ou à une image. On peut utiliser un décompte, une visualisation, quelques mots ou simplement suivre ce qui se passe en soi.
Petit à petit, l’attention peut se tourner davantage vers l’intérieur. Et il ne se passe pas forcément quelque chose d’extraordinaire.
Je trouve important de le dire, parce que lorsqu’on débute, on peut tellement attendre un « état spécial » que l’on finit par se demander : Est-ce que ça marche vraiment sur moi ?
Et si vous ne voyez pas soudain une lumière violette, si votre bras ne se met pas à flotter tout seul et si vous avez toujours conscience d’être assis dans votre salon, rassurez-vous : cela ne signifie pas que vous avez raté quelque chose.
Que ressent-on ?
L’expérience peut être très différente d’une personne à l’autre. Certaines personnes ressentent leur corps très lourd, d’autres le sentent léger. Certaines voient facilement des images, tandis que d’autres ne voient presque rien.
On peut ressentir de la chaleur, du calme, avoir l’impression que le temps passe autrement ou simplement être confortablement là, tout en ayant conscience de ce qui se passe autour de soi.
Et cela ne signifie pas que l’on fait mal.
Je crois qu’une partie de l’apprentissage consiste justement à découvrir comment nous entrons, personnellement, le plus facilement dans cet état d’attention intérieure. Nous ne fonctionnons pas tous de la même manière, et heureusement d’ailleurs : ce serait un peu monotone.
À quoi cela peut-il servir ?
C’est là que l’autohypnose devient vraiment intéressante pour moi. Pas seulement pour pouvoir dire : « Voilà, je suis en hypnose », mais pour ce que nous pouvons apprendre à faire dans cet état.
On peut par exemple utiliser l’autohypnose pour se détendre, se préparer mentalement à une situation, travailler sur son dialogue intérieur, visualiser un objectif ou retrouver certaines ressources. Elle peut aussi simplement devenir un moment où l’on ralentit suffisamment pour mieux observer ce qui se passe en soi.
Et plus j’explore ces pratiques, plus une question m’intéresse :
Que devient-il possible lorsque nous apprenons à utiliser plus consciemment notre attention, notre imagination et nos pensées ?
C’est une question que j’ai envie d’explorer ici, sans prétendre qu’une seule méthode détient toutes les réponses.
Est-ce que tout le monde peut apprendre ?
On entend parfois parler de personnes « hypnotisables » et d’autres qui ne le seraient pas. En réalité, nous ne réagissons pas tous de la même façon et certaines personnes entrent plus facilement que d’autres dans certains types d’expériences hypnotiques.
Mais cela ne veut pas dire qu’il existe une seule bonne manière de pratiquer. Une personne aimera peut-être suivre sa respiration, une autre préférera compter, et une autre encore se laissera davantage absorber par une image, une sensation ou le son d’une voix.
C’est justement l’une des choses que j’ai envie d’explorer dans ce blog : les différentes portes d’entrée vers l’autohypnose.
Parce que celle qui me convient ne sera pas forcément celle qui vous conviendra. Et si la première méthode essayée ne vous parle pas, cela ne signifie pas que « votre cerveau refuse l’hypnose ». Peut-être qu’il préfère simplement une autre porte d’entrée.
Et si je ne ressens rien de spectaculaire ?
Alors… peut-être que c’est parfaitement normal.
Nous avons parfois tellement entendu parler de « transe », d’« état profond » ou d’« état modifié de conscience » que nous attendons presque des effets spéciaux. Et lorsque rien d’étonnant ne se produit, nous pensons : Je n’y arrive pas.
Mais peut-être que l’autohypnose commence beaucoup plus simplement : prendre quelques minutes, ralentir, observer, découvrir comment notre attention fonctionne, essayer une méthode puis une autre et apprendre peu à peu à reconnaître ce qui change en nous.
Si une pensée sur les courses, le repas du soir ou le message auquel vous avez oublié de répondre traverse votre esprit pendant la séance, ce n’est pas un échec. C’est juste votre cerveau qui continue à faire… du cerveau.
C’est ainsi que j’ai envie d’aborder l’autohypnose dans ce blog : pas comme quelque chose de mystérieux que nous devrions réussir, mais comme une capacité que nous pouvons apprendre à explorer.
Ce qu’on a vu
- L’autohypnose ne signifie pas dormir ou perdre conscience.
- Elle consiste notamment à apprendre à orienter volontairement son attention davantage vers son expérience intérieure.
- Nous connaissons déjà naturellement des moments d’absorption intense, même s’ils ne sont pas tous forcément de l’hypnose.
- L’expérience peut être très différente d’une personne à l’autre : détente, lourdeur, légèreté, images, sensations… ou rien de spectaculaire.
- Il n’existe pas une seule bonne manière d’entrer en autohypnose.
- L’autohypnose peut notamment être utilisée pour se détendre, visualiser, travailler sur son dialogue intérieur ou retrouver certaines ressources.
Dans le prochain article
Nous allons partir d’une question toute simple : sommes-nous déjà parfois dans des états proches de l’hypnose sans même nous en rendre compte ?
Lecture, musique, rêverie, imagination, absorption… Nous verrons ce que ces expériences ont en commun avec l’hypnose, mais aussi pourquoi il vaut mieux éviter de dire que tout moment où nous sommes « ailleurs » est automatiquement de l’hypnose.
Et cela nous permettra de comprendre un peu mieux ce que nous apprenons réellement à faire lorsque nous pratiquons l’autohypnose.
Valide tes acquis
Les questions des jeux viennent des épisodes que tu viens de lire. Choisis ton arène :
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Il est informatif et ne constitue ni un conseil médical, ni un conseil juridique, ni un conseil en investissement.